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01 Mai 15 - Lettre à un futur jeune banquier par Jacques Griffault

 

 


Jacques Griffault

Mon cher Marc,

Votre décision d’entrer dans la banque est ébranlée, me dîtes- vous, par votre conviction formée au cours de recherches récentes que la finance n’est plus au service de l’économie mais que, bien au contraire, l’économie est asservie par la finance.
Ces masses financières donnent le vertige Certes, le volume des échanges sur les marchés de capitaux, la taille des banques – le bilan de la première banque française est égal au PIB de la France, quant à son hors- bilan, constitué essentiellement de produits dérivés, il représente plus de vingt fois ce PIB…sont bien supérieurs aux besoins de l’économie réelle. Ils comprennent une part toujours plus importante d’activités dites de marché, essentiellement réalisées par les banques pour leur propre compte dans un but spéculatif.
La progression récente de plus de 20 % en trois mois du CAC40 n’est pas, je vous l’accorde, justifiée par l’amélioration des fondamentaux économiques. Sans doute est-elle, pour partie, le résultat des injections massives de fonds de la BCE :
60 milliards par mois…
Toutes ces masses financières, totalement déconnectées de l’économie réelle, donnent le vertige. Et, tout comme vous, m’inquiètent. Car non seulement les activités de marché ne sont pas créatrices de valeur, de richesse économique, mais elles sont la source potentielle de crises financières brutales qui peuvent entraîner des conséquences négatives sur l’économie réelle : limitation du crédit, faillites d’entreprises, chômage,… En témoigne la crise des subprimes : résultant essentielle- ment de crédits immobiliers américains basés sur la seule hypothèque et non sur la capacité financière de l’emprunteur, cette crise n’est pas restée circonscrite aux États-Unis, comme lors de celle des Savings and Loans de 1986, mais s’est propagée hors des frontières grâce à la technique de titrisation, entraînant la crise économique que l’on sait.
Oui, la finance peut faire perdre tout bon sens. Comment des gestionnaires de fortune, pourtant expérimentés et avisés, ont-ils pu placer une trop large partie de leurs fonds chez Madoff ? Comment des acteurs financiers ont-ils pu croire qu’emprunter en francs suisses, à des taux inférieurs à l’euro, ne comportait pas un risque de change ?
Les raisons d’y croire
Tout ceci, mon cher Marc, ne doit pas contribuer à lever vos hésita- tions ! Et pourtant je voudrais vous convaincre de ne pas renoncer à votre projet d’entrer dans la banque commerciale.
Sans doute suis-je trop optimiste, mais je reste convaincu que le bon sens l’emportera, que des régula- tions, parmi lesquelles la séparation des activités “utiles au financement de l’économie” des activités “spécu- latives”, jusqu’ici seulement esquis- sée en France par la loi, a minima, de juillet 2013, seront mises en place, malgré la puissance des lobbies bancaires, permettant ainsi de limiter le risque systémique de faillite en chaîne.
La banque commerciale française a des atouts parmi lesquels une appréciation du risque du crédit plus affi née que dans les pays anglo-saxons ; la crise des subprimes n’aurait pas pu arriver en France où le banquier privilégie, dans son analyse de risque, la capacité de remboursement de l’emprunteur, la garantie, hypothécaire ou non, ne servant qu’à le conforter.
C’est un métier passionnant que d’être à l’écoute des entreprises, surtout des PME, de leurs besoins, de les accompagner dans leur développement. Vous devrez avoir une connaissance intime de l’entreprise pour analyser les risques encourus, ce qui vous conduira à apprécier les sources de remboursement des crédits octroyés ; la qualité des stocks, des créances client, du cash-fl ow prévisionnel. Vous n’oublierez pas que mesurer le risque n’est pas l’éliminer, ce dont les opérateurs des salles de marché ne semblent pas toujours conscients…
Vous aurez le sentiment justifié d’une véritable utilité économique, car si la banque ne crée pas directement de richesse, en mettant de l’huile dans les rouages, elle reste indispensable au bon fonctionnement de l’économie.
Vous hésitez encore ?

Jacques Griffault, ex-banquier international pour Le Nouvel Economiste

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